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Hôtel restaurant
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Hôtel restaurant Manoir rouge Chez Patrick Lot K IV 023 Ivato aéroport Antananarivo 101 MADAGASCAR Tél +261 20 22 441 04 Port.+261 32 40 260 97 Fax +261 20 22 482 44 |
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Manoir rouge
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| www.lexpressmada.com | Pela Ravalitera |
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Peu de melting-pot en Imerina Un cloisonnement assez marqué caractérise les rapports des Tananariviens entre eux, comme le fait remarquer, en 1968, Gerald Donque, maître-assistant à l'Université. Ce cloisonnement est en partie dû aux différences raciales ou ethniques, en partie aux hiérarchies, traditionnelles ou modernes. " L'élément majoritaire à Tananarive, celui des Merina, ne constitue pas un groupe parfaitement homogène ". Aux différences physiques viennent s'ajouter des différences héritées de la tradition et de l'ancienne organisation sociale du temps de la monarchie . Effectivement, les différences physiques entre Malgaches frappent d'emblée les étrangers, différences que l'on peut, grosso modo, répartir en trois catégories. D'abord, le type brun clair pouvant aller jusqu'au blanc (fotsy) , aux cheveux lisses ou légèrement ondulés, aux traits fins, au crâne mésocéphale, à la taille petite ou moyenne. C'est, semble-t-il, le type indonésien presque pur, le plus fréquent chez les Andriana, descendants de nobles, et les Hova, descendants de roturiers libres. Cependant, certains parmi eux sont " fortement teintés ". Ensuite, le type noir (mainty) aux cheveux crépus, à mâchoire prognathe, aux lèvres épaisses, au crâne dolichocéphale, particulièrement représenté chez les descendants d'esclaves (andevo) ou hors de l'ethnie merina, " chez les peuples dits côtiers ". Enfin, un type mixte, brun foncé, aux cheveux frisés, au nez court et épaté, " qui constitue une espèce de transistion entre les types précédents et que l'on peut rencontrer dans toutes les castes ". Selon Gerald Donque, ces différences physiques suggèrent une diversité d'origine. Les traditions font venir les Merina assez tardivement, vers le 14e siècle, de la côte orientale et délimitent le territoire de leurs premiers clans aux hautes vallées de l'Ikopa et de la Sisaony. " L'opinion scientifique la plus communément admise est qu'il s'agit d'immigrants indonésiens, tard venus dans l'Ile ". A ces éléments asiatiques viennent s'ajouter au fil des ans, des apports africains. " Ils constituent aujourd'hui les " mainty ", exogènes donc à l'ethnie merina pure, presque tous captifs de guerre ou de razzias opérées sur les côtes du Mozambique, puis installés comme serfs sous l'autorité des nobles et des roturiers libres ". Comme ils ont conservé leurs particularités physiques et culturelles, " ils ont été longtemps et demeurent encore à l'écart de la population merina qui continue à les considérer comme " étrangers ". Toutefois, précise Gerald Donque, si les unions entre " fotsy " et " mainty " ont été extrêmement rares, voire inexistants, " cela n'a pas empêché des relations extra-matrimoniales qui expliquent le type mixte ". En effet, l'ancienne organisation monarchique a laissé subsister une stratification sociale qui, au sein de la population de l'Imerina, permet toujours de distinguer des descendants de nobles, de roturiers et d'esclaves. En 1968, les Andriana représentent environ 14% de la population imérinienne. Ils sont issus des anciens rois ou de leurs collatéraux qui n'ont pas régné. Ils se subdivisent en sous-castes. Les Hovas ou roturiers libres (47% de la population) semblent être " les descendants des anciens chefs de clan " proto-merina " ou merina ". Des divisions les hiérarchisent. Quant aux Andevo, ce sont des descendants d'esclaves, captifs de guerre ou de pillages soumis à la servitude, ou encore d'hommes libres voire de nobles déchus de leurs prérogatives pour fautes graves. Le brassage des anciennes castes ne s'est pas opéré. Cependant, si les mariages entre " fotsy " et " mainty " sont quasi inexistants, de plus en plus, un changement de mentalité s'opère dans les jeunes générations " avec le progrès de l'individualisme, le développement de l'instruction, la nouvelle répartition des richesses et des revenus... ". Ainsi, les mariages entre Andriana et Hova deviennent relativement fréquents et la barrière entre ces deux castes, jadis très rigide, " s'effrite progressivement ".
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