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Manoir rouge
Chez Patrick
Lot K IV 023
Ivato aéroport
Antananarivo 101

MADAGASCAR
Tél +261 20 22 441 04
Port.+261 32 40 260 97
Fax +261 20 22 482 44


Manoir rouge

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Samedi 20 octobre 2007

les grands travaux du manoir:

Pour 2007 il est prévu une série de grands travaux

création d'une boulangerie sur toute la façade du manoir

 
Par madatana - Publié dans : les actualités du manoir
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Samedi 20 octobre 2007
Enfin terminé les travaux de réfection de la toiture.Travaux indispensable suite au remodelling du restaurant
croisons les doigts pour la saison des pluies qui ne tardera pas
   
Par madatana - Publié dans : les actualités du manoir
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Vendredi 19 octobre 2007
Sejour et voyage Madagascar Spécialiste des sejours et voyages vers Madagascar
Par madatana - Publié dans : publiez vos petites annonces
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Jeudi 11 octobre 2007

Existe-t-il une pratique du tribalisme à Madagascar ? En d’autres termes, le tribalisme est-il une réalité dans le pays ?


La réponse à ces deux questions est assurément affirmative. Il ne faut pas se voiler la face et faire la politique de l’autruche. Le tribalisme est bel et bien une réalité dans le pays, et il se pratique sous tois formes, et ce depuis avant, pendant et après la colonisation, et jusqu’à aujourd’hui : sous forme insidieuse ou sournoise, sous forme réactionnaire, et enfin sous forme népotique. Cet état de chose est tout à fait courant et presque naturel, notamment dans les pays au peuplement multi-racial ou multi-éthnique. Les grands pays comme la France, les Etats-Unis d’Amérique, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la Russie, n’y ont pas échappé. La plupart des pays africains en pâtissent toujours actuellement, où le tribalisme, comme on le sait, se traduit par des conflits armés, par des guerres tribales sans fin, par des massacres d’innoncents, par des épurations éthniques sans merci, voire des génocides. A Madagascar, avant la colonisation française, les menées expansionstes et les guerres de conquête des rois merina, ou la volonté d’unification et de pacification du pays de la part du royaume du centre, ont créé des sentiments de frustration et de rancœur chez les roitelets vaincus et leurs sujets, et même chez leurs descendants. L’existence de nombreux lieux et doany dont l’accès est strictement interdit aux Merina en témoigne de nos jours. Et quand les Français ont débarqué dans le pays, c’est chez ces derniers qu’ils ont cherché et trouvé des alliances et complicités, tantôt moyennant des subsides, tantôt en exacerbant les sentiments de rancœur contre les conquérants venus du centre. Et cela a beaucoup facilité la prise du royaume merina, et par la suite, la main-mise sur tout le pays, par les Français, qui ont par la même occasion agrandi leur empire colonial. Durant la colonisation, surtout au début de cette période, les Français ont recruté chez les Merina des auxiliaires intéressants et faciles à former, afin de pacifier et administrer la nouvelle colonie. Ils étaient les premiers écrivains et interprètes, les premiers chefs de canton, les premiers maîtres d’école, les premiers greffiers des tribunaux dans le pays. Encore une fois, cela a créé des sentiments de jalousie et de frustation voire de haine, chez la population côtière et Betsileo. Peu à peu, les auxiliaires merina ont acquis des connaissances techniques et des formations intellectuelles de haut niveau, et du coup, ont eu le sentiment de pourvoir rivaliser avec les colons et prendre leur place dans les rouages de l’administration du pays, car la plupart d’entre eux sont de venus des citoyens français à part enitère et ont pu faire des études très poussées. Il en est de même pour les enfants et leurs proches parents. Beaucoup ont intégré l’armée française et y ont acquis des galons d’officier et sous-officier. Mais les colons ont vite déchanté, car leurs auxiliaires nourrissaient au fil des ans des ambitions de prendre la place du colonisateur, et des désirs d’émancipation à l’échelle nationale. Cela a commencé par des désobéissances plus ou moins caractérisées, et a abouti à des conflits ouverts, à des soulèvements populaires, dont les évènements de 1947. La plupart des instigateurs et dirigeants de ces mouvements étaient des politiciens et intellectuels merina qui étaient nettement en avance par rapport aux autres, et plus habiles dans ce genre de question. En réaction à cet état de chose, lorsque ils ont jugé qu’il était temps de se retirer, les colons ont chois des élements non merina à qui octroyer et confier l’indépendance politique de Madagascar. Afin d’essayer de rétablir l’équilibre entre les Merina et le reste de la population malgache, les tenants de la première République ont favorisé la formation massive des éléments de la périphérie, notamment dans les domaines de l’administration, de l’enseignement et de l’armée. D’où la création de différents types d’écoles en province, la mise en place des partis politiques, de l’Académie militaire d’Antsirabe, la formation de nouveaux administrateurs civils en France. La tribalisme à Madagascar est donc largement tributaire de ces évènements, de ces deux époques de l’histoire du pays. La thèse des Merina qui dit qu’ils ne sont pas tribalistes mais des victimes expiatoires du tribalisme des politiciens côtiers en mal d’arguments intelligents est plus que trompeuse, voire douteuse. Le tribalisme merina est insidieux, sournois et incisif.

Il se traduit par des actes de ségrégation qu’on appelle la politique de l’exclusion, par des comportements vexatoires et frustrants, par l’hypocrisie et le manque de franchise, par le mépris et le désir hégémonique mal contenu. Les nominations aux hauts emplois de l’Etat depuis la première République à nos jours en est des aspects les plus voyants. Et le régime actuel ne fait qu’aggraver la situation qui tend vers l’insupportable pour les autres. Le tribalisme réactionnaire, comme son nom l’indique, est une réaction contre cette forme insidieuse et sournoise du tribalisme merina. Il est le fait des gens de la périphérie qui se sentent encore et toujours frustrés, qui sont écœurés par cette pratique. Le tribalisme réactionnaire peut être très violent, et menace parfois l’unité nationale, si l’on ne fait pas attention de part et d’autre, par des concessions, des dialogues francs et ouverts, des examens de conscience permanents, par des efforts de compréhension et d’acceptation de l’autre. Il a déjà occasionné des victimes innocentes à Toamasina, à Toliara, à Antsiranana et ailleurs il n’y a pas longtemps. Au cours de la crise de 2001-2002, ce type de tribalisme a failli provoquer la désintégration de la Nation et la balkanisation du pays. L’émergence du club des 17 (tribus) ou des 5 (provinces) en est encore une des manifestations apparentes. Il faut arrêter de dire et de penser que les côtiers ne sont pas de vrais Malgaches mais des descendants d’esclaves venus d’Afrique qui doivent y retourner, que les côtiers ne font que sucer les richesses des hauts plateaux et de l’Imerina car il n’y a rien à la côte, qu’il faut restaurer la Nation ou l’Etat merina que les colons ont détruit avec l’aide des côtiers. Des écrivains et journalistes merina ont fait paraître des écrits qui condamnent ce tribalisme réactionnaire en brandissant des slogans du genre "Trop, c’est trop" ou "Mahatantesa ny valin-kitsaka". On se lance ainsi des défis qui ne font qu’exacerber les rancœurs. La forme népotique du tribalisme est tout simplement le népotisme qui consiste à favoriser à tout prix les membres de sa famille et ses proches parents, des gens de sa tribu, aux dépens des autres qui peuvent être plus compétents. C’est la forme la plus pratiquée dans le pays, car la plupart des hauts responsables la pratiquent, les Merina comme les Betsileo et les côtiers, ceux qui ont une parcelle de pouvoir. Il est certainement superflu d’affirmer que le tribalisme, sous quelque forme que ce soit, reste et demeure le poison le plus dangereux pour l’unité nationale, et pour la paix sociale et la concore entre les Malgaches. Il appartient donc à tous les responsables dans tous les domaines et à tous les niveaux, à tous les politiciens, surtout aux tenants actuels et futurs du pouvoir légitime et/ou légal, de faire un examen de conscience, et de tout mettre en œuvre pour trouver un remède efficace à ce tribalisme ambiant et pernicieux qui menance en permanence l’ordre public et la sérénité de la société nationale. Et c’est peut-être dans ce sens qu’il faudrait comprendre la réconciliation nationale que certains veulent organiser, bien qu’il n’y ait encore eu de guerre tribale dans le pays. Il faut la prévenir à tout prix. En effet, il faut se rendre à l’évidence que la société malgache est actuellement divisée en trois catégories de gens qui ne se communiquent plus et qui s’ignorent superbement. La première catégorie est celle de l’indifférence, de la suffisance, de l’auto-satisfaction, de la sourde-oreille, voire du mépris, du genre "cause toujours, tu m’intéresses". La deuxième catégorie comprend des gens ouverts à tout, qui veulent comprendre et être compris, qui croient avoir de bonnes idées qu’ils veulent partager, qui souhaitent que les choses évoluent enfin dans le bon sens, mais qui rencontrent des portes closes et des oreilles sourdes. La troisième catégorie est celle de la masse amorphe, apathique, résignée et fataliste, qui ne croit plus ou qui n’a jamais cru à un avenir meilleur, quelles que soient les gesticulations des politiciens et les changements de régime dans le pays, et les promesses électorales. Mais la colère populaire nous guette tous, comme une épée de Damoclès. N’est-il pas temps que nous les Malgaches nous ayons aussi notre séance de vérité-réconciliation, notre contrat social ou charte de la fraternité, une sorte de modus vivendi entre toutes les tribus de Madagascar? Soyons enfin sérieux et pensons aux problèmes fondamentaux de notre pays, c’est-à-dire la concorde nationale.

Jaolaza Bien-Aimé Ambovoalanana Mahajanga


Par madatana - Publié dans : la lutte des classes
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Jeudi 11 octobre 2007
www.lexpressmada.com Pela Ravalitera
Peu de melting-pot en Imerina
Un cloisonnement assez marqué caractérise les rapports des Tananariviens entre eux, comme le fait remarquer, en 1968, Gerald Donque, maître-assistant à l'Université.
Ce cloisonnement est en partie dû aux différences raciales ou ethniques, en partie aux hiérarchies, traditionnelles ou modernes. " L'élément majoritaire à Tananarive, celui des Merina, ne constitue pas un groupe parfaitement homogène ". Aux différences physiques viennent s'ajouter des différences héritées de la tradition et de l'ancienne organisation sociale du temps de la monarchie .
Effectivement, les différences physiques entre Malgaches frappent d'emblée les étrangers, différences que l'on peut, grosso modo, répartir en trois catégories.
D'abord, le type brun clair pouvant aller jusqu'au blanc (fotsy) , aux cheveux lisses ou légèrement ondulés, aux traits fins, au crâne mésocéphale, à la taille petite ou moyenne. C'est, semble-t-il, le type indonésien presque pur, le plus fréquent chez les Andriana, descendants de nobles, et les Hova, descendants de roturiers libres. Cependant, certains parmi eux sont " fortement teintés ".
Ensuite, le type noir (mainty) aux cheveux crépus, à mâchoire prognathe, aux lèvres épaisses, au crâne dolichocéphale, particulièrement représenté chez les descendants d'esclaves (andevo) ou hors de l'ethnie merina, " chez les peuples dits côtiers ".
Enfin, un type mixte, brun foncé, aux cheveux frisés, au nez court et épaté, " qui constitue une espèce de transistion entre les types précédents et que l'on peut rencontrer dans toutes les castes ".
Selon Gerald Donque, ces différences physiques suggèrent une diversité d'origine. Les traditions font venir les Merina assez tardivement, vers le 14e siècle, de la côte orientale et délimitent le territoire de leurs premiers clans aux hautes vallées de l'Ikopa et de la Sisaony. " L'opinion scientifique la plus communément admise est qu'il s'agit d'immigrants indonésiens, tard venus dans l'Ile ".
A ces éléments asiatiques viennent s'ajouter au fil des ans, des apports africains. " Ils constituent aujourd'hui les " mainty ", exogènes donc à l'ethnie merina pure, presque tous captifs de guerre ou de razzias opérées sur les côtes du Mozambique, puis installés comme serfs sous l'autorité des nobles et des roturiers libres ". Comme ils ont conservé leurs particularités physiques et culturelles, " ils ont été longtemps et demeurent encore à l'écart de la population merina qui continue à les considérer comme " étrangers ".
Toutefois, précise Gerald Donque, si les unions entre " fotsy " et " mainty " ont été extrêmement rares, voire inexistants, " cela n'a pas empêché des relations extra-matrimoniales qui expliquent le type mixte ".
En effet, l'ancienne organisation monarchique a laissé subsister une stratification sociale qui, au sein de la population de l'Imerina, permet toujours de distinguer des descendants de nobles, de roturiers et d'esclaves.
En 1968, les Andriana représentent environ 14% de la population imérinienne. Ils sont issus des anciens rois ou de leurs collatéraux qui n'ont pas régné. Ils se subdivisent en sous-castes.
Les Hovas ou roturiers libres (47% de la population) semblent être " les descendants des anciens chefs de clan " proto-merina " ou merina ". Des divisions les hiérarchisent.
Quant aux Andevo, ce sont des descendants d'esclaves, captifs de guerre ou de pillages soumis à la servitude, ou encore d'hommes libres voire de nobles déchus de leurs prérogatives pour fautes graves.
Le brassage des anciennes castes ne s'est pas opéré. Cependant, si les mariages entre " fotsy " et " mainty " sont quasi inexistants, de plus en plus, un changement de mentalité s'opère dans les jeunes générations " avec le progrès de l'individualisme, le développement de l'instruction, la nouvelle répartition des richesses et des revenus... ". Ainsi, les mariages entre Andriana et Hova deviennent relativement fréquents et la barrière entre ces deux castes, jadis très rigide, " s'effrite progressivement ".

Divisés par la religion
Dans son étude sur la population tananarivienne en 1968, Gerald Donque souligne que l'appartenance à une religion complique la structure sociale et joue un rôle non négligeable dans le choix de l'époux(se). Du moins, il y a une quarantaine d'années.
"Une majorité d'Andriana est de religion protestante pour avoir suivi la Reine (Ranavalona II) lors de sa conversion ". Néanmoins aussi bien chez les Andriana que dans les autres castes, le catholicisme a gagné du terrain.
En fait, la population tananarivienne constitue une " mosaïque religieuse " et la religion peut encore constituer une barrière infranchissable dans le mariage, venant après le critère de caste à l'intérieur de celle-ci.
Autres facteurs de différenciation des Tananariviens : le genre et le niveau de vie, le degré d'instruction, l'état de fortune ou la profession. Différenciations qui ne modifient pas, toutefois, l'interdit qui peut frapper une caste en matière de mariage, tout en introduisant en son sein une nouvelle hiérarchie. Celle-ci est " calquée sur celle des pays d'économie développée occidentaux ", et fait distinguer une classe supérieure riche ou aisée, une classe moyenne et une classe pauvre.
En général, de par leur origine et les privilèges qui s'y rattachaient, Andriana et Hova ont pu acquérir ou faire acquérir à leurs descendants un niveau économique bien supérieur, en général, à celui des Andevo. Ils ont pu leur donner une instruction à l'européenne leur permettant d'accéder aux fonctions de cadres publics ou privés. Ce que, sauf exception, les descendants d'Andevo n'ont pu faire, malgré la volonté des gouvernants d'abolir toute distinction d'ordre racial, ethnique,religieux, social...

Par madatana - Publié dans : la lutte des classes
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