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Tsiafatampo, un tombeau stylisé
Les tombeaux traditionnels rassemblant toute une famille de plusieurs générations, constituent des monuments pour la Grande île, tant par leur forme, leur style, leurs ornements que par
la légende qui, parfois, les entourent d'un aura surnaturel. |
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Le village royal de Vohimasina se trouve à environ 500 m à vol d'oiseau de la RN 7, près de la gare du même nom |
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| et d'une ancienne usine d'état de conserves à une dizaine de kilomètres de Fianarantsoa en direction d' Antananarivo. | |
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Il est doté d'un tombeau récent en pierres et ciment, d'un lapa, récent également, maison habitée par la famille royale, à varangue et faite de briques, l'ancienne étant en bois, et d'un parc à bœufs en pierre circulaire d'après la disposition traditionnelle. |
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| tombeau du Prince Ramaharo | |
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| maison royale à varangue du Prince Ramaharo | |
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| Autour du lapa se groupent les maisons du village, beaucoup plus basses, dans une disposition assez caractéristique d'un village royal. | |
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| Prince Ramaharo Ludovic Charlemagne | son épouse La Princesse Rakajy Radegonde Marie-Antoinette |
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| Acte de baptême du couple princier 16 mars1902 | |
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| Une de ses filles et son gendre.Car le Prince Ramaharo eut 16 enfants 8 filles, 8 garçons,dont les descendants vivent toujours dans le village. Un fils Rakotobe habite toujours la maison royale . C'est sa petite fille Raharimaharo qui me fit visiter la maison dont le papa se prénome aussi Rakotobe | un de ses fils |
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Entre le village et le fleuve Matsiatra, est située la montagne Analanindro ou Ialanindro où se trouve le tombeau Tsiafatampo.( au sens littéral qui restera dans nos pensées, que l'on n'oublira pas, qui restera dans nos coeurs ). |
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| Il s'agit du tombeau d'un des enfants du Prince qui mourut trés jeune à l'àge de 2 ans | |
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C'est un massif de pierres sèches avec un espace vide au centre, selon la disposition traditionnelle. |
| Côté ouest, se dressent quatre poteaux de bois sculptés, antérieurement reliés entre eux pour former une garniture autour du tombeau. | |
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| A l'est de celui-ci, se trouve un vatolahy isolé, deux autres au nord. Le plus éloigné de ces derniers «est tout à fait remarquable». Comme les deux autres, sa base est entourée d'une bordure de pierres enfoncées dans le sol, «mais il est muni d'une garniture de bois, portée par deux poteaux, et formant comme une tablette sur laquelle on distingue encore des restes d'os de tête de bœuf. Cette garniture est aussi sculptée». | |
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| De nos jours voici ce qu'il en reste | |
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Les motifs décoratifs sculptés sur les poteaux de bois du vatolahy et du tombeau sont variés, mais uniquement géométriques. Ils sont de plusieurs types. Les «hachures», très fines, couvrent toutes les surfaces dépourvues d'autres ornements, comme sur les bois de la maison où aucune décoration n'apparaît. Plus appuyées et verticales, elles meublent les biseaux qui séparent d'autres motifs. Les «carrés», évidés de manière à mettre en relief une diagonale, sont parfois groupés en frises sur deux rangées horizontales. «Le centre des deux rangées évoque alors l'Union jack». Les «chevrons» et les surfaces divisées en «quadrilatères» irréguliers, comprennent d'autres plus petits emboîtés les uns dans les autres. |
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Les motifs, dérivant du «cercle», occupent parfois toute la largeur du poteau, tantôt entourés d'une torsade formant quatre boucles ou cercles plus petits, tantôt superposés ou juxtaposés,
reliés entre eux par des volutes. En outre, des points se remarquent au centre des petits cercles ou des croix grecques. Des quadrilatères (ou des rayons) sont inscrits dans les grands cercles qui deviennent alors des rosaces. |
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D'autres motifs sont issus des «triangles», qui peuvent être superposés comme sur un poteau du vatolahy du côté nord ; à moins qu'ils ne soient bordés de boucles laissant apparaître au
centre un motif rappelant le pétale central de la fleur de lys. Les poteaux portent ces différents motifs en trois bandes, au pied, un peu plus haut que la moitié, et au sommet. Ils sont surmontés, comme les anciens teza, d'une sorte de gland ou d'urne, en réalité une jarre stylisée. autre article : L'art funéraire traduisant les richesses du défunt |
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| extrait Journal Express | de Pela Ravalitera |
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